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Application Clinique des plantes : Lancement d’une appli’ dédiée

Écrit par Patrick Glémas Le 13 juin 2017. Rubrique A la découverte jardin

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Avec la restriction à la vente des produits phytosanitaires de synthèse, le diagnostic va prendre plus d’impor­tance pour trouver le traitement qu’il faut dans la nouvelle pharmacopée. Une applica­tion dédiée va aider les jardiniers.

« Traiter, c’est pas automatique, tout commence par un diagnostic ». Telle est la profession de foi de la Clinique des Plantes, initiée par l’UPJ (Union des entreprises pour la Protection des Jardins et des espaces publics). Encore faut-il que ce diagnostic puisse être fait, et ce, dans les meilleures conditions. Depuis sa création, cet espace de conseils et de diagnostic gratuit fonctionne sur le contact direct entre des jardiniers amateurs et des « docteurs des plantes », à l’occasion de fêtes des plantes. Très vite, l’idée d’un site Internet a vu le jour. La première version fut lancée en 2013. En 2016, une nouvelle version est mise en ligne. Dorénavant, il suffit de quatre clics pour obtenir un diagnostic. La clinique est aussi présente sur Facebook et Twitter.
Ses concepteurs ont voulu aller encore plus loin en lançant des applications spécifiques sous iOS et Android. Là aussi, l’efficacité prime. La première étape consiste à choisir la plante concernée sur l’application. Ensuite, la deuxième étape permet de localiser le symptôme sur la plante. En troisième lieu, il s’agit de définir le type de symptôme rencontré pour arriver, en quatrième étape, au diagnostic. En cas de doute, l’utilisateur a à sa disposition un formulaire de contact pour entrer en relation avec un « docteur des plantes ». Des fiches-conseils sont également disponibles pour conforter les jardiniers tout en leur apportant des informations complémentaires. L’actualité n’est pas oubliée.

La réglementation des phyto...

Cette clinique des plantes trouve encore plus sa justification avec la nouvelle législation en vigueur depuis le 1er janvier 2017. La loi sur la Biodiversité interdit, en effet, la vente libre des produits phytosanitaires de synthèse. Ils doivent être dorénavant proposés soit dans une armoire fermée soit derrière un comptoir. Le consommateur doit faire appel à un vendeur pour se les procurer, vendeur qui doit conseiller ce même acheteur en lui proposant des solutions plus « douces ». Quant à la loi Labbé, elle interdit, depuis cette même, date l’utilisation de ces mêmes produits dans les lieux publics. A contrario, elle laisse les propriétaires d’espaces privés recevant du public libre de les employer ! C’est là une bizarrerie quelque peu hypocrite de cette nouvelle législation… La solution passe par les produits de biocontrôle. Cela concerne les macro-organismes (insectes, acariens, nématodes…), les micro-organismes (champignons, bactéries, virus…), les médiateurs chimiques (phéromones, kairomones…) et les substances naturelles (végétales, minérales, animales…). Mais ces solutions ne sont pas toujours efficaces. Aussi, dans la version de février 2017, la loi relative à la Lutte contre l’accaparement des terres agricoles et du développement du biocontrôle, l’article 8 ouvre la possibilité d’utiliser des produits de synthèse dans le cas d’un problème phytosanitaire qui mettrait en péril la survie de l’espèce quand des solutions alternatives n’existent pas. C’est le cas, notamment, des maladies de dépérissement du buis dues à des champignons. L’UPJ s’en réjouit pour qui l’enjeu est essentiel pour répondre aux besoins des jardiniers amateurs et des collectivités. Les entreprises adhérentes se sont engagées dans cette voie et elles investissent. Mais il faut du temps pour développer de nouvelles solutions. Cela nécessite aussi de la visibilité à moyen et long terme ainsi que des conditions plus faciles de mise sur le marché de nouveaux produits. La mention EAJ (Emploi autorisé en jardin) reste toujours valable, même pour les produits de biocontrôle. Un toilettage et des simplifications s’imposent…

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