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Commerce coopératif : Paris comme objectif

Écrit par Jeffrey Bevilacqua Le 11 juin 2018. Rubrique Repères

20180611 Eric Plat Alexandra Bouthelier

Eric Plat, Président de la FCA et Alexandra Bouthelier, Déléguée générale de la FCA.


Pour témoigner de l’efficacité nationale, mais surtout locale, du commerce coopératif et associé (CCA), la FCA a mené, avec Xerfi, une étude centrée sur les 14 secteurs majeurs du commerce français. Si le CCA ne s’est jamais aussi bien porté, il lui reste tout de même des zones à conquérir.

L’impact du commerce coopératif et associé sur l’économie française ne fait que grandir. Ce type de commerce désigne une organisation de points de vente constitués et contrôlés par des entrepreneurs indépendants, qui se sont associés au sein d’un groupement. La FCA (Fédération du commerce Coopératif et Associé) comprend plus de 180 enseignes françaises, représentées dans plus de 30 métiers du commerce. Le 7 mars dernier, à Paris, la Fédération a présenté une étude afin de mesurer l’apport économique du CCA et d’attester de son impact local.

7 % du PIB de la France

« Le CCA est très performant », se satisfait Eric Plat, Président de la FCA. « Notre croissance de 2017 sera supérieure à celle de 2016 ». Le CCA génère aujourd’hui 150,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit 7 % du PIB de la France. Sa part dans le commerce de détail français est même de 30 %. « Le CCA alimentaire pèse énormément dans la balance, avec trois groupes importants : Les Mousquetaires, Leclerc et Système U », ajoute Eric Plat. Ainsi, sur l’ensemble du territoire, le CCA représente environ 545 000 salariés répartis dans plus de 45 200 points de vente. Tous les employés peuvent également profiter d’une masse salariale qui croît plus vite que celle du marché (+1,9 % par an entre 2011 et 2015, contre +1,2 % pour l’ensemble des commerces).
Dans 10 des 13 régions françaises, la part du commerce coopératif et associé, dans le chiffre d’affaires régional, est supérieure à 30 %. Seules la Provence-Alpes-Côte-d’Azur (27,5 % de parts de marché), l’Île-de-France (15,5 %) et la Corse (11,6 %) ne sont pas (encore) des adeptes du CCA.

Le CCA, acteur local

Pour être au plus près de la population française, la moitié des points de vente du CCA s’est implantée dans des communes de moins de 10 000 habitants. Ce choix stratégique est payant, puisqu’un Français sur deux vit dans ces petites villes. De plus, 81,3 % des commerces coopératifs et associés se situent dans des communes où la population est inférieure à 50 000 habitants. Ainsi, une vraie identité locale se dégage de ces magasins, contrairement au commerce succursaliste, beaucoup moins présent dans les petites villes (il représente 30,9 % des points de vente présents dans les communes de moins de 10 000 habitants).
« Nous croyons en l’économie locale », clame Alexandra Bouthelier, Déléguée générale de la FCA. En effet, participer à la vie du territoire est l’une des vocations du CCA. Dans 65,2 % des cas, les magasins sont situés au cœur des agglomérations. Le commerce coopératif et associé est également un important contributeur de la CVAE (Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises). Dans la plupart des régions françaises, la part du CCA dans la CVAE régionale est de plus 32 %. « Toute valeur créée est injectée dans l’économie française », se félicite Alexandra Bouthelier. Avec 2,5 % de son chiffre d’affaires, réinvestis, le CCA est le moteur des investissements du commerce français.
« Le local est l’une de nos grandes forces, mais il peut aussi être une faiblesse », nuance Eric Plat. « L’Île-de-France est une région très dynamique, mais nous n’y sommes pas assez représentés ». Après une croissance élevée, une masse salariale en progression et des investissements importants, le nouvel axe de progression du commerce coopératif et associé est tout trouvé : conquérir Paris.•