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Assemblée Générale du Prodaf : Le bien-être animal, fer de lance

Écrit par Jeffrey Bevilacqua Le 2 juillet 2018. Rubrique Uncategorised

20180602 Prodaf KlesiaLe 6 juin dernier, le Prodaf a invité ses adhérents, à l’occasion de son assemblée générale. Cette AG a permis de rappeler les actions menées en 2017 et de fixer la ligne directrice de 2018. Au cœur de celle-ci, le bien-être animal.

Le 19 mars dernier, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, a réamorcé une consultation citoyenne sur le bien-être animal. C’est dans ce contexte que s’est tenue l’Assemblée Générale du Prodaf (syndicat des Professionnels De l’Animal Familier). « Les sondages le montrent, les Français attendent plus des politiques et des acteurs du marché de l’animal, concernant le bien–être animalier. Ce n’est plus une option, mais une obligation », a prévenu Loïc Dombreval, Député des Alpes-Maritimes et impliqué dans la cause animale. Cet événement était placé sous le signe du bien-être. René Michau, Président du Prodaf, a donc annoncé la rédaction d’un guide sur le sujet et la création de formations. « Informer, défendre, développer et représenter sont les quatre valeurs clés du Prodaf. Ces mots sont faciles à dire, mais il faut réussir à les mettre en œuvre », a-t-il déclaré. Pour mettre en œuvre ces quatre notions, le Prodaf se base sur six commissions : Communication, Formation, Hygiène et soins, Vivant domestique, Vivant non domestique et Social. Elles ont effectué un gros travail en 2017, afin de garantir leur efficacité à ses adhérents.

La communication et la formation, succès de 2017

Le fer de lance de l’exercice précédent fut la campagne de communication d’envergure mise en place par le syndicat, également organisateur du salon Expozoo. Le nouveau site, plus moderne et fonctionnel, a été mis en ligne et le Prodaf est désormais présent sur les réseaux sociaux. De plus, une campagne de promotion des métiers de l’animalerie a émergé sur le web, via des vidéos de promotion. Pour ce qui est de la formation, le CQP (Certificat de Qualification Professionnelle) vendeur en animalerie a été repensé. Ce travail a été effectué dans le but d’assurer une meilleure adéquation entre les besoins des professionnels et la formation. Pour aller plus loin, la faisabilité d’une licence manager en animalerie (bac +3) est actuellement à l’étude au sein du Prodaf. « Les formations adaptables ont un fort potentiel », s’est également satisfait Franck Malassis, Président de la commission de Formation.
René Michau, anciennement Président de la commission Hygiène et soins, est revenu sur le projet de loi « pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable ». Ce projet de loi vise à permettre l’accès à une alimentation saine, sûre et durable, à renforcer la qualité sanitaire des produits, tout en améliorant l’équilibre des relations commerciales dans les secteurs agricole et alimentaire. En 2017, le Prodaf a cherché à être acteur de cette loi. « Nous allons continuer. Pour cela, nous allons nous entourer d’industriels et de professionnels », a annoncé René Michau.
« Nous sommes vigilants et nous sommes, notamment, intervenus sur des dossiers sensibles », s’est également félicité Robert Tena, Président de la commission Vivant domestique. En effet, le Prodaf a travaillé, avec le ministère de l’Environnement, sur l’assouplissement du projet de décret sur les normes ICPE (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement), relatives à l’élevage de chiens.

La création d’une commission sur le bien-être

Après cette année 2017, riche et pas de tout repos, le Prodaf a attaqué 2018 avec des ambitions plein le baluchon. Pour les satisfaire, plusieurs accords ont été signés, notamment dans le but de se rapprocher des fleuristes, « pour peser plus lourd », a expliqué René Michau. N’oublions pas, non plus, que les pouvoirs publics souhaitent que les organisations professionnelles se rapprochent, car ils veulent réduire le nombre de conventions collectives, de 800 à 200. La vraie mesure phare de 2018 est la création d’une commission sur le bien-être animal, pour confirmer l’implication du syndicat. Pour continuer dans ce sens, la communication sur le bien-être animal va être développée. Une commission Traçabilité va également voir le jour. « L’intérêt n’est pas forcément d’avoir énormément de commissions, mais d’avoir des projets où tout le monde adhère », a poursuivi le Président du Prodaf.
D’autres actions vont être menées dans la deuxième partie de l’année. Le travail de formation professionnelle va se poursuivre avec, comme objectif, de rendre plus attractive et plus appropriée la carrière de vendeur en animalerie. De plus, le syndicat va continuer de dialoguer avec les autorités sur la question des biocides (produit chimique qui détruit les êtres vivants, généralement utilisé contre les micro-organismes), de la vente d’animaux de compagnie et, surtout, du bien-être animal.
Malgré ces travaux, le Prodaf s’est engagé à ne pas augmenter le montant des cotisations, pour l’année 2019. Mieux encore, une cotisation de 50 euros a été créée. Celle-ci est réservée aux animaleries indépendantes et aux start-ups, pour leur première année d’adhésion, mais également aux professionnels de services (toiletteurs, pensionneurs, éleveurs, éducateurs, etc.). « Le Prodaf n’est pas uniquement le syndicat de l’animalerie, mais de la filière en sa totalité. Cela regroupe, entre autres, les éleveurs ou les toiletteurs », a déclaré René Michau. Pour devenir plus fort, le Prodaf cherche donc à s’associer pour mener à bien tous ses objectifs de cette année 2018. Et pour les années à venir…•