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Le meilleur des déchets, c’est celui qu’on ne produit pas

Écrit par Juliette Vignaud Le 18 janvier 2019. Rubrique A la découverte de

20190118 Semaine Dechets

Chaque année, fin novembre, la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets est l’occasion de sensibiliser à la prévention des déchets. Alors cette année, encore, du 17 au 25 novembre, de nombreuses marques se sont mobilisées pour cette semaine d’action.

La Semaine Européenne de la Réduction des Déchets (SERD) a eu lieu du 17 au 25 novembre dernier. Pendant une semaine, dans toute l’Europe, des marques, des villes, des collectivités, des associations ou, encore, des habitants se sont mobilisés pour sensibiliser à la nécessité de réduire ses déchets et de mieux consommer. En effet, chacun produit environ 590 kilos de déchets par an. Cette année, cinq types d’actions ont été portées par la SERD : la prévention du gaspillage alimentaire, le réemploi, la promotion du compostage, la prévention des déchets avec l’éco-conception, et la prévention des déchets dangereux.

D’origine française

A l’origine, cette semaine d’action était seulement française. C’est l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (Ademe), en France, qui a lancé cette semaine, en 2006. Fort de ce succès français, la semaine est devenue européenne, grâce au soutien de la Commission Européenne. En effet, en 2010, après une première campagne de sensibilisation aux quatre coins de l’Europe, la Commission Européenne a reconduit son soutien à ce projet, en ajoutant le recyclage aux diverses actions de sensibilisation déjà proposées. En 2018, deux grandes thématiques ont été mises en avant : l’alimentation et la mode durable. Pour s’alimenter durablement, il est conseillé de consommer des produits de saison, locaux, et de manger des légumineuses. Des outils de l’Ademe étaient à disposition des personnes intéressées comme des affiches pour expliquer ce que sont l’alimentation et la mode durable.

Quelles actions ?

Dans toute la France et dans toute l’Europe, beaucoup d’animations ont pris place comme des ateliers de réparations, des initiations au zéro déchet ou, encore, des journées de nettoyage. Des marques comme Castorama et Brico Dépôt, enseignes de Kingfisher, ont rappelé leur engagement pour le vert. Aux côtés d’éco-organismes, elles se sont engagées à apporter des solutions simples, et à inciter leurs clients au geste de tri. Selon un rapport de l’Université des Nations Unies, publié en 2016, près de 45 millions de tonnes de déchets électroniques sont produits, chaque année, dans le monde. C’est pourquoi Brico Dépôt, avec Ecologic, a organisé sa première journée de collecte de déchets électriques et électroniques, le 17 novembre dernier, dans son dépôt d’Angers.
De son côté, Castorama contribue à la valorisation de déchets comme les ampoules, les radiateurs ou les petits appareils électriques ou électroniques, en partenariat avec EcoDDS, Eco-systèmes et Recylum. Grâce à leurs actions, 473 tonnes de déchets ont été récupérées, en 2017. Cette année, Castorama a renouvelé ces opérations et a accueilli, dans ses magasins, plus de 480 journées d’animation et de sensibilisation. Dans cette même optique, et pour aller plus loin, Castorama et EcoDDS ont lancé un projet pilote de récupération de pots de peinture. Des bornes « RekuPO » seront mises à disposition des clients, sur les parkings de six magasins.
Le groupe TGW (Tri-o et GreenWishes) s’est également mobilisé afin d’accompagner ses clients. Ainsi, lors de cette semaine de sensibilisation, des ateliers et des animations ont eu lieu au sein même des entreprises, et en adéquation avec les problématiques propres aux clients. Ces animations ont également été développées sur le digital avec la mise en place d’un reporting en ligne, accessible sur un profil personnalisé, d’une traçabilité des déchets instantanée grâce à un entrepôt entièrement digitalisé, de l’installation d’un centre de tri ergonomique au sein de l’entreprise et d’une communication interne optimisée.

Des initiatives remarquées

Au cours de cette semaine, trois actions ont été principalement remarquées en France. C’est le cas notamment de la création d’un mur solidaire, en faveur de la réduction des déchets, par le Centre de Valorisation des Ressources Humaines (CVRH) de Paris. Parmi les idées recueillies par le CVRH, il y avait le fait de demander aux cantiniers de ne servir que la portion qui sera mangée, de conserver son gobelet toute la journée, de faire le tri sélectif, ou de mettre à disposition des stagiaires, les documents et outils de communication en faveur de la réduction des déchets.
Une autre action remarquée par la Serd a été l’événement Maker Faire Paris, du 23 au 25 novembre. Ce festival avait pour but de sensibiliser aux enjeux de l’économie circulaire (tri, recyclage et réemploi), de l’agriculture urbaine et du “Do It Yourself“ (c’est-à-dire, réalisé par soi-même). L’objectif était de réunir petits et grands afin de leur présenter une expérience unique, et de leur apprendre à mieux consommer, à mieux produire, à jeter moins et à prolonger la durée de vie d’un appareil.
Enfin, dernière initiative qui a fait mouche, le Hop Day 3, à Paris, par l’association Halte à l’Obsolescence Programmée. Cet événement s’est tenu pendant la journée du 1er décembre. Il regroupait à la fois, un marché de Noël responsable, un concert, une tombola, des ateliers et des débats. Les participants ont ainsi pu discuter de la lutte contre l’obsolescence programmée, et de la compatibilité entre le capitalisme et l’écologie. Pour conclure cette journée en beauté, l’association a lancé sa nouvelle action anti obsolescence : un site pour connaître les produits vraiment durables.

En 2017, des milliers d’actions ont été organisées en Europe, et plus de 5 000 ont été labellisées Serd, en France. Cette année, encore, de nombreuses actions et animations, labellisées ou non, ont été mises en place. A l’heure actuelle, plus de 6 000 ont été recensées. Un concours est, d’ailleurs, organisé pour les porteurs de projets labellisés, qui le souhaitent, afin d’élire les meilleurs projets, sur la base de la visibilité et les aspects communicationnels ; la pratique, l’originalité et l’exemplarité ; la reproductibilité ailleurs en France et en Europe, et le suivi à long terme et la durabilité de l’impact. Les trophées seront décernés au mois de janvier, pour la France, et en mai pour toute l’Europe.•