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La fnmj en action...pour le végétal et l’animal

Écrit par Deborah Koslowski Le 19 août 2019. Rubrique Distributeurs

20190819 FNMJ

Pour sa première Assemblée Générale ouverte à la filière, la nouvelle équipe de la Fédération Nationale des Métiers de la Jardinerie (FNMJ) a accueilli, en mai dernier, ses invités au sein du siège social de Truffaut. L’occasion de faire le point sur 2018 et ses projets d’avenir.

Un corps de ferme entouré de bois. Dans sa cour intérieure, une magnifique roseraie, des poules qui gambadent çà et là, un potager qui pousse en permaculture, un jardinier qui griffe la terre, un bassin où vont des carpes Koi, des tonnelles sous lesquelles s’affairent femmes et hommes venus présenter leurs nouveaux produits… Bref, de la vie. La FNMJ (près de 600 jardineries adhérentes, soit 21 000 salariés, pour 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisés en 2018) n’aurait pas pu mieux choisir que les bureaux de l’enseigne Truffaut pour donner son Assemblée Générale : le cadre, particulièrement à propos, était parfait ! Un rendez-vous dont Benjamin Dejardin, Président de la fédération élu en mars 2018, a profité pour, notamment, présenter sa nouvelle équipe. A ses côtés pour représenter, défendre, promouvoir, informer, professionnaliser et accompagner la profession : Etienne Bodin, Délégué Général ; Valène Suissa, Chargée des Affaires Sociales ; Laurianne Le Brazidec, Chargée de Communication et Relations adhérents.
Mais aussi pour saluer le travail des différentes commissions de travail et leurs dossiers en cours. Si la fédération est intervenue dans les écoles et sur les salons tout au long de l’année et a fait de la formation l’un de ses chevaux de bataille (passage du Fafsea à l’Opcommerce ; mise en place de modules de e-learning…), elle a rappelé que deux des sujets les plus brûlants du moment étaient la gestion des pots plastique, ainsi que la question du bien-être des animaux en animalerie.

Plastique : haro sur les pots !

Il est vrai que 2018 a été une année difficile pour les jardineries : le marché a encaissé une baisse de 1,5 % de son chiffre d’affaires. Les caprices de la météo, le mouvement social des Gilets Jaunes et la concurrence du e-commerce pourraient bien ne pas être étrangers à ce phénomène. Mais s’il est un segment qui n’a pas connu la crise sur ce marché, c’est bien celui des végétaux d’intérieur (+ 6,8 %). Des plants généralement vendus dans des pots plastiques. Un matériau qui n’a jamais autant posé problème que ces dernières années - tant les déchets plastiques nuisent à l’environnement - et qui est au cœur des discussions du Comité Opérationnel du Végétal aujourd’hui. « Le recyclage des pots plastiques est un sujet primordial. En ce sens, Val’hor a créé un groupe de travail au sein duquel nous sommes très investis, parce qu’il y a urgence », a déclaré François Pauly, chargé de piloter la commission. En outre, ce comité a continué ses différents travaux, notamment sur le traitement de la Xylella (bactérie néfaste pour certains végétaux). Un regroupement qui a, par ailleurs, l’ambition de créer une charte de qualité végétale à destination des jardineries, qu’elles soient indépendantes ou pas.

Un label : Certi-Animo

De son côté, Nathalie Hibal-Faraon, Responsable - entre autres - de la Commission Animalerie, a rappelé qu’au moins 49 % de la population française détenait, de nos jours, au moins un animal de compagnie. Une réalité qui a mené à l’aboutissement du Guides des Bonnes Pratiques, un livret qui répond à une demande du ministère de l’Agriculture, et doit permettre [d’]homogénéiser les pratiques en animalerie. « L’année dernière, nous nous sommes retrouvés face à un conflit de plus en plus grandissant, entre les possesseurs d’animaux, ceux qui voudraient posséder un animal et ceux qui les vendent », a-t-elle retracé, avant de continuer : « au­jourd’hui, il existe une image particulièrement négative des vendeurs et des commerçants qui font “du profit” aux dépens d’animaux qui souffrent ». Pourtant, comme elle l’a souligné, 338 000 annonces sont postées sur Internet chaque jour par des particuliers désireux de se séparer de leurs compagnons. « Nous ne sommes, donc, pas forcément porteurs du mal-être animal », a-t-elle martelé.
Pour lutter contre cette défiance et réassurer la clientèle des animaleries, après avoir sorti le Guide de Bonnes Pratiques - la commission a pensé un label, à la manière du Label Rouge, qui attestera et valorisera le savoir-faire et les connaissances des professionnels du familier de compagnie : le Certi-Animo. Pour l’obtenir, l’ensemble des collaborateurs des animaleries adhérentes qui auront la mission d’entretenir lesdits animaux devront être détenteurs de ce Certi-Animo (formation en e-learning, référentiel de 200 questions pour s’entraîner avant de passer un examen en interne, comme pour le Certiphyto), après 12 mois d’ancienneté dans l’entreprise. Sans lui, impossible pour les animaleries d’être en mesure d’afficher ce label.

Conférences de haute voltige

Une Assemblée Générale qui a également donné la parole à Geneviève Chiapusio, Maître de conférences et Chercheuse à l’INRA, qui a pris le temps de vulgariser le phénomène des plantes communicant avec leur environnement, ainsi qu’à la journaliste animalier, Yolaine de la Bigne, qui a apporté quelques pistes de réflexion pour améliorer le bien-être des animaux de compagnie en animalerie. Ainsi, si la première a largement évoqué les champignons mycorhiziens qui, en s’agglomérant aux racines des plantes, leur permettent de pousser mieux sinon aussi bien qu’avec des engrais chimiques (ils apportent des nutriments venus des profondeurs aux végétaux, tandis que les végétaux leurs fournissent des ressources comme de l’eau), la seconde a, elle, invité les enseignes à peindre leurs façades en blanc pour moins de chaleur au sein des points de vente, plébiscité la formation des vendeurs ainsi que la responsabilisation des acheteurs et l’appel à des comportementalistes animaliers.•