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Ukal : Pile-poil pour les poules !

Écrit par Laurent Feneau Le 10 juin 2011. Rubrique Fournisseurs

 

201105_ukal_lineaireHistoriquement positionné sur l’élevage professionnel, le groupe Ukal pose désormais ses jalons sur l’élevage de loisirs avec notamment un concept “kit” offrant l’essentiel pour élever les poules. L’innovation fait mouche du côté des lisas mais également en jardinerie où le groupe a trouvé de nouveaux partenaires dont l’enseigne Botanic.

Parce qu’on ne devient pas spécialiste de l’accessoire d’élevage par hasard, Ukal est implanté à Eschbach dans les Vosges du Nord, région principalement rurale, longtemps dédiée à la polyculture et à l’élevage vivrier. « Mon père, pharmacien de formation, a créé l’entreprise en 1967 ; les environs que Louis XIV avait rebaptisés “le jardin de la France” étaient alors constitués de petites exploitations avec des agriculteurs fortement en attente de produits pour soigner leur bétail », explique d’emblée Bruno Keiff, Gérant. Partie du seul matériel vétérinaire, l’entreprise alsacienne développe très vite dans les années 70 toute une gamme de produits pour l’élevage. Les années 90 marquent ensuite le passage d’Ukal à l’international avec la mise en place d’une offre dédiée à l’export, « notamment sur la partie vétérinaire, segment sur lequel nous bénéficions de très belles niches de marché qui comptent aujourd’hui encore parmi nos principaux avantages concurrentiels », fait remarquer Jacky Malgras, Responsable commercial.

10 % de nouveaux produits chaque année !

Ukal enregistre ainsi un chiffre d’affaires annuel de quelque 12,5 millions d’euros dont 25 % est réalisé à l’étranger et notamment en Amérique du Nord où l’entreprise est également implantée. En France comme au-delà des frontières hexagonales, le groupe de Bruno Keiff peut s’appuyer sur un panier d’une dizaine de marques grâce auquel il couvre la plupart des segments de l’élevage professionnel : de l’hygiène à la tonte, en passant par le clôturage ou encore le piégeage des prédateurs et autres nuisibles… « Kamer reste toutefois notre marque cœur de métier ; centrée sur l’outil d’élevage », poursuit Jacky Malgras.

Pour l’heure, c’est toutefois avec la marque Chick’A dédiée à l’univers de la volaille qu’Ukal enregistre ses plus belles performances… « Notre activité sur la partie volaille et basse-cour est en effet très dynamique sur ces trois dernières années, tant sur la partie professionnelle que sur la partie grand public », confirme le Gérant du groupe Alsacien. Sur cet univers – comme sur les autres – Ukal travaille selon une logique de partenariats industriels. « Notre métier est avant tout de constituer des gammes à partir de produits que nous sourçons principalement en Europe et adaptons ensuite aux marchés nationaux sur lesquels nous travaillons », précise le Responsable commercial. Une stratégie simple certes, mais efficace et qui permet surtout au groupe de renouveler chaque année 10 % de son offre…

L’élevage de loisir, nouveau phénomène de société…

Cette quête de la nouveauté se double d’un souci permanent d’assurer au consommateur une offre non seulement lisible mais surtout adapté à ses besoins. « Nous cherchons effectivement à coller au terrain, notamment en adaptant au maximum nos assortiments aux points de vente qui les distribuent ; s’il est généralement indispensable de prendre en compte la spécificité d’une zone de chalandise, cela est encore plus vrai pour notre métier pour lequel la nature et les besoins des élevages varient fortement d’une région à l’autre », explique en détail Jacky Malgras. Ce souci d’être au plus près des besoins exprimés sur le terrain a notamment amené la société à entreprendre un important travail de réflexion sur les attentes des consommateurs en zone péri urbaine. « Nous nous sommes ainsi très rapidement aperçu que le marché volaille et basse-cour progressait fortement depuis 2008… », poursuit notre interlocuteur. A noter que le phénomène “élevage de loisir” est à inscrire dans la même mouvance que le potager qui fait lui aussi un retour en force chez le consommateur situé en zone péri urbaine.

On l’aura compris, l’élevage de loisir – baptisé ainsi pour le différencier de l’élevage professionnel – est un véritable phénomène de société qui, à l’image du potager, est à rapprocher d’une certaine tendance “retour à la nature” se manifestant avant tout par l’envie d’élever, de cultiver et surtout de consommer ses propres produits.

Kits en stock

D’où l’idée d’Ukal de mettre en place une offre grand public afin de permettre au particulier d’élever poules et lapins dans leur jardin. L’entreprise est bien sûr partie de son expertise sur le monde professionnel de l’élevage pour mettre en place son nouveau concept. « Nous avons toutefois rendu cette offre la plus simple possible, en jouant sur l’information et le conseil, mais également en mettant l’accent sur le côté ludique, avec notamment un code couleur bien repérable et l’introduction de matériaux de préférence recyclés, l’objectif final étant que le consommateur d’aujourd’hui s’y retrouve », argumente Bruno Keiff.

Couveuse, lampe à infra rouge, contenants pour nourriture, abreuvoirs… le choix d’Ukal s’est tout de suite porté sur la réalisation de kits donnant au novice l’essentiel de l’équipement nécessaire pour faire naître et élever des volailles et… récolter des œufs frais. « Avec nos kits, la cible que nous nous fixons – à savoir les grands débutants en matière d’élevage – est clairement atteinte », assure Jacky Malgras. Mettre à disposition du grand public des produits simples, ne dispense toutefois pas de délivrer information et conseil au consommateur… « N’oublions pas que nous sommes sur du vivant et donc des produits potentiellement déceptifs pour le consommateur en cas d’échec ; d’autant que poules et poussins sont des animaux plus fragiles que les animaux de compagnie… », poursuit le Responsable commercial. Clairement consciente du rôle pédagogique qu’elle doit jouer pour accompagner client et vendeur sur le point de vente, Ukal a donc prévu la mise à disposition de fiches thématiques donnant toutes les informations nécessaires – le b.a. ba en matière d’élevage – au consommateur final. Bien vu !

Info + conseil = ventes

Au final, c’est un véritable partenariat qui s’installe peu à peu avec la distribution. C’est le cas avec Botanic qui a ouvert le circuit ce type de jardineries à Ukal. « L’enseigne est aujourd’hui un partenaire important pour le lancement de la gamme grand public de Chick’A ; nous venons d’ailleurs en étroite collaboration avec le réseau de former l’ensemble des vendeurs Botanic à la vente de nos kits », explique Jacky Malgras.

Sur les points de vente, qu’il s’agisse des kits eux-mêmes ou de l’offre complémentaire judicieusement présentées sur des rayonnages différents en fonction de l’âge de la volaille, tout est clairement balisé, le tout permettant une approche quasi instinctive de l’univers de l’élevage de loisir. « Nous avons fait le maximum pour que l’utilisateur ait l’information nécessaire pour faire les premiers pas ; mais pour aller plus loin, le conseil d’un vendeur est bien sûr nécessaire », précise Bruno Keiff. Sur une offre qui reste au demeurant relativement technique, il est effectivement primordial de bien distinguer le conseil de l’information sur le lieu de vente. Message clairement reçu chez Ukal ! « Même si nous avons cherché à faire le plus didactique possible, on ne peut en aucun cas se substituer au vendeur pour le conseil », résume ainsi Jacky Malgras.

Et force est de reconnaître que la précision dont fait preuve Ukal – tant au niveau du concept kit lui-même que du marketing qui lui est associé – est payante ! En attendant la fin de l’implantation des produits chez Botanic, « il y a déjà un réel intérêt et un vrai succès sur le kit au niveau du circuit des lisa », s’enthousiasme notre interlocuteur. Bref, le kit Ukal est promis à un bel avenir. D’autant que le marché de l’élevage de loisir n’en est qu’à ses balbutiements. Inutile de dire que le groupe n’entend pas s’arrêter en si bon chemin… « Nous avons d’autres projets bien sûr, notamment sur des enclos basse-cour adaptés au jardin péri urbain, mais nous nous donnons le temps de positionner précisément nos offres car sur ce type de marché, on peut rapidement se retrouver en concurrence directe avec l’animalerie », conclut Bruno Keiff. De l’art de ne pas confondre vitesse et précipitation… et de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. •