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Le symbiote... Un jeune syndicat ambitieux

Écrit par Deborah Koslowski Le 23 janvier 2019. Rubrique Fournisseurs

20190123 SYMBIOTE

C’est à deux pas de l’Arc de Triomphe (Paris) que, presque au petit matin, le Symbiote a donné rendez-vous aux professionnels des négoces. L’occasion, pour ce syndicat récemment formé, de partager ses ambitions au sein de ses nouveaux bureaux.

Symbiote : se dit d’un organisme capable de vivre en symbiose (en harmonie) avec d‘autres. Un nom commun qui cache, par ailleurs, l’acronyme d’une toute nouvelle corporation professionnelle créée en avril dernier : le syndicat multi-branche des Industriels et Opérateurs de la Transition Énergétique. Fondé par Edouard Barthès (qui est également à l’origine du groupe EBS) mais aussi, par l’ancien ministre de l’Industrie, de l’Energie, et de l’Economie Numérique sous Nicolas Sarkozy, Eric Besson, par le fondateur d’Atos, Bernard Bourigeaud, et par Fabio Rinaldi, actuel Président du directoire de BigMat, celui-ci compte dans ses rangs quatre salariés (pour la formation, l’administration des ventes et de la gestion du syndicat, le marketing, et le développement commercial) et, déjà, 50 adhérents (ils devraient être trois fois plus en fin d’année). Son objectif premier ? « Se focaliser sur la rénovation, qui est un marché en pleine explosion et qu’il est nécessaire de structurer et de faire monter en compétences », a fait savoir son président. Ainsi, il entend bien fédérer et accompagner - par le biais de la formation notamment - de nombreux, sinon tous, les industriels - de la construction et de la rénovation - sur les routes de la transition énergétique.
Le Symbiote, un « petit nouveau »  qui a accueilli près d’une quarantaine de personnes, mues par le même désir qui était d’en savoir davantage sur lui, dans ses locaux parisiens… trois semaines à peine, après avoir été investis.

Des actions...

Par des actions concrètes. C’est, de prime abord, de cette manière que le syndicat veut agir avec les professionnels. Aussi, pour rassembler les acteurs du milieu, il a commencé par établir une charte. Un protocole, réalisé lors d’un atelier en juillet dernier, qui permet d’encadrer la profession, et atteste que chaque entreprise adhérente - par l’utilisation de produits certifiés et son respect de l’ensemble des règles en vigueur, car consciente de l’urgence climatique - s’ancre dans cette volonté de changement. Des obligations qui vont complexifier la profession, la faire monter en compétences aussi, afin de n’avoir plus que “des acteurs de qualité, pour les interventions chez le particulier”.
Sur 2019, le syndicat Symbiote, et ses adhérents, se sont ainsi fixé l’objectif d’isoler 100 000 maisons (isolation et comble), en France, via le dispositif des Certificats d’Economies d’Energie (CEE). Cela se fera en trois actes, sur le premier semestre de l’année : d’abord les combles, le sol suivra, et viendra enfin la ventilation. L’éclairage, l’ITE et l’ITI seront, eux aussi, traités dans un futur proche. « Le cours des CEE est tellement haut (8,36 points, selon un industriel présent lors de l’événement, NDLR), que nous sommes capables de financer ces premiers travaux en totalité, sans qu’il s’agisse d’argent public. C’est de la transition énergétique, et ça va redonner du pouvoir d’achat aux Français », a avancé Edouard Barthès, à propos de ce système qui concerne tous les Français, sans condition de ressources particulières.
Le Symbiote ? Plus qu’un syndicat, c’est aussi un centre de formation. « Dès que nous aurons obtenu le DataDock, nous serons, par ailleurs, en mesure de délivrer des formations. Nous envisageons d’aller jusqu’à la certification professionnelle au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles, NDLR), afin de créer deux diplômes : le premier pour l’isolation des combles, le second pour l’isolation des planchers », a-t-il, également, dévoilé. Une donnée qui appuie d’autant plus sa volonté de rendre plus professionnelle, encore, la profession.

...et des attentes !

S’il se montre prometteur, ce nouveau syndicat n’en est pas moins attendu au tournant. « Selon les estimations, il y a 16 millions de maisons, qui représentent un peu plus de 60 % de la consommation du secteur du bâtiment, sur le territoire », a rappelé Sylvie Charbonnier, Directrice politique technique et habitat durable isolation, gypse et mortiers chez Saint-Gobain. « Un gisement diffus, atomisé, qui ne défile pas en gilet jaune dans les rues [pour se montrer] », a-t-elle plaisanté.  Aussi, celle-ci espère que le syndicat prêtera attention à son « retour d’expérience sur les actions qu’il va mener », qu’il en profitera pour réaliser « des DPE, afin de connaître la classe énergétique des biens immobiliers [suivis par ses adhérents] », et que les clients seront recontactés en vue de la réalisation de « feuilles de route, pour continuer les travaux. Il ne s’agit pas de se reposer uniquement sur l’effet d’aubaine apporté par les CEE et autres aides, mais de structurer un marché de massification et d’être un support auprès du politique » a-t-elle continué, exprimant par la suite : « nous savons que nous avons une valeur statistique de 19 % de bâtiments classés “F” et “G”, en France, mais nous ne savons pas où ils sont ». Un travail de mesures et d’analyses suivi - afin de récolter des données traçables - ainsi qu’une réelle valorisation du travail de l’artisan sont donc attendus pour apporter une solution différente et pérenne aux négoces. n

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