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Déjeuner fnbm : Notre réflexion doit se poursuivre

Écrit par Jeffrey Bevilacqua Le 8 février 2018. Rubrique Repères bricolage

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Le 22 novembre, à Paris, la FNBM organisait son déjeuner biannuel. Au menu, le bilan de l’année, les espérances pour le futur, mais aussi la problématique des déchets, qui persiste.

La FNBM (Fédération du Négoce de Bois et des Matériaux de construction) a mis les petits plats dans les grands. Pour son déjeuner, qui est organisé deux fois par an, le syndicat professionnel a invité des représentants de ses adhérents au Pavillon Dauphine, à Paris, le 22 novembre. Au total, plus de 200 personnes ont répondu à l’invitation. « Ce rendez-vous est, de par son positionnement dans le calendrier, un moment de bilan et un moment de réflexion partagée », déclare Franck Bernigaud, Président de la FNBM.

Satisfaisant, mais…

Face à ses adhérents et aux Présidents de fédérations professionnelles, la conjoncture du Négoce a été évoquée. L’évolution du chiffre d’affaires du négoce en matériaux de construction est de 2,3 % et de 1,6 % dans le négoce de bois. Les mises en chantier ont également progressé de 10 %, en 2016, et les transactions immobilières dans l’ancien atteignent leur meilleur chiffre depuis plus de 10 ans, puisque 880 000 transactions devraient être décomptées en fin d’année. Cependant, malgré ces chiffres satisfaisants, le Président n’est pas complètement comblé : « Cette progression n’est pas totalement homogène, certaines régions tardent encore à rejoindre cette dynamique de croissance », déclare-t-il. « Notre réflexion doit se poursuivre, voire se diversifier ».
Autre point noir de l’année, la nouvelle réglementation sur les déchets, entrée en vigueur le 1er janvier 2017. Si ce sujet avait été au cœur du déjeuner FNBM en juin dernier, il a encore été évoqué par Franck Bernigaud, et le président ne change pas son fusil d’épaule. « Il faut du temps pour un déploiement si important et soudain », martèle-t-il. « Il faut former le personnel, organiser les circuits de collecte, voire bâtir sur site sa propre déchetterie. C’est la raison pour laquelle les appels aux sanctions et les menaces coercitives ne changeront rien à l’affaire ». En plus des déchets, il regrette également la gestion compliquée des palettes, avec toujours plus de contraintes, ainsi qu’une pénurie de main-d’œuvre. Cependant, il reste tourné vers le futur.

La smart city, la ville de demain

Présenté par Julien Damon (Sociologue, Professeur et Chroniqueur), le concept de « Smart City » est qualifié de « ville de demain », par Franck Bernigaud. La smart city (ville intelligente) consiste globalement à optimiser les coûts, l’organisation et le bien-être des habitants, tout en menant une politique environnementale. En effet, les villes occupent 2 % de la surface terrestre mais produisent 80 % des émissions de gaz à effet de serre. Des villes comme Barcelone et Los Angeles ont déjà mis en place des dispositions pour se transformer peu à peu en smart city, mais pour l’instant, ce concept vient essentiellement d’Asie de l’Est (Singapour, Hong-Kong…). D’ailleurs « l’Inde s’est engagée à créer 100 smart city », précise Julien Damon. Si aujourd’hui, 50 % de la population mondiale est urbaine, ce chiffre devrait monter à 70 % en 2050. Ce concept de smart city paraît donc essentiel.
Si le Négoce a vécu une année contrastée, notamment du fait de la nouvelle réglementation des déchets, la croissance semble avoir repris. Grâce aux grands projets pour la capitale, que ce soit le Grand Paris ou les JO 2024, la FNBM a de quoi se réjouir face aux perspectives futures. La création de la smart city en France est un autre point majeur, qui pourrait définitivement relancer les Négoces.