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Boxtal a interrogé ses clients : Problème de logistique

Écrit par Emeline Latt Le 11 juin 2018. Rubrique Repères bricolage

20180611 Infographie Export

Dans un contexte de profonde mutation des modes de consommation, le commerce international continue de faire rêver… Mais travailler à l’export est-il vraiment simple ? Pas si sûr.

Selon une étude de Boxtal, numéro un de la livraison de colis multi-transporteurs, une grande majorité de PME/TPE seraient freinées par la logistique commerciale. Si le commerce international représente, à première vue, une réelle opportunité de croissance pour les entreprises, sa mise en œuvre peut s’avérer fort compliquée. Règlementations locales, normes de qualité et d'étiquetage des produits, différences culturelles des consommateurs, enjeux logistiques, etc. sont autant de contraintes qu’il faut prendre en compte, lorsque l’on décide de se lancer dans ce type d’opération. Boxtal a interrogé ses clients, sur leurs habitudes d’exportations et les éventuelles difficultés rencontrées.

Certaines y arrivent…

Toujours selon l’étude menée par Boxtal, 80 % des PME ont déclaré exporter à l’international. Près de la moitié d'entre elles réalisent entre 1 et 20 % de leur chiffre d'affaires, à l'export (9 % réalisent jusqu’à 75 % de leur CA). L'Union Européenne constitue le principal marché d'exportation, pour 88 % des répondants. L'Amérique du Nord arrive en seconde position (34 %), suivie de l'Océanie (19 %). Notons que plus de la moitié des entreprises interrogées (54 %, plus précisément) affirme exporter dans plusieurs pays à la fois (entre deux et cinq). 25 % exportent dans cinq à dix pays, et 15 % dans plus de 10 pays.
Quelles sont donc les raisons qui poussent ces entreprises à exporter ? Pour 77 % des répondants, le potentiel business du marché ciblé (taille, intérêt pour le produit, faible concurrence, etc.) est le principal facteur. La forte croissance du pays et le pouvoir d'achat de ses consommateurs arrivent en seconde position (18 %), et la facilité d'accès du pays (aide des pouvoirs publics, législation sociale favorable, etc.) constitue le troisième critère de décision (5 %).

… D’autres pas

Si la majorité semble ne pas rencontrer de problèmes, près de 20 % des personnes interrogées ont affirmé ne pas exporter à l'international, principalement, du fait du manque de clients à l'étranger (30 %). Les coûts de transport (23 %) et la difficulté à identifier des partenaires fiables (22 %) sont les deux principaux autres freins, auxquels les PME sont confrontées. Enfin, 16 % d'entre elles renoncent à exporter car elles considèrent que certaines procédures, réglementaires et douanières, manquent de clarté.

Résultat ? Un bilan mitigé

Pour 54 % des TPE/PME interrogées, la livraison à l'international ne semble pas être un défi difficile à relever. Toutefois, pour 63 % d’entre elles, la gestion des retours internationaux — point clé dans l'expérience d'achat d'un client à l'export — est beaucoup plus compliquée à gérer. Parmi les principales raisons évoquées : le prix de la réexpédition, qui dégrade la marge du e-commerçant (40 %), les formalités douanières et administratives, trop lourdes à supporter (30 %), la barrière de la langue, qui peut entraver les démarches (20 %), et la multitude d'interlocuteurs (10 %).

En conclusion, même avec toute la volonté du monde, travailler à l’export est loin d’être une mince affaire. Il existe plusieurs facteurs, logistiques, mais également économiques et culturelles, qu’il est indispensable de prendre en considération pour rejoindre les 80 % de PME qui sont parvenues à mener à bien leur projet d’internationalisation.•