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Eisenwarenmesse Cologne 4/7 Mars 2018 : Conjuguer le futur au présent

Écrit par Philippe Méchin Le 12 février 2018. Rubrique Europe

20180212 EisenwarenmesseDans quelques semaines, le parc des expositions de la ville de Cologne, va accueillir, un de ses grands rendez-vous les plus courus. Pour les non-germano­-phones, le nom est imprononçable, et pourtant toute une profession s’y précipite, tous les deux ans, selon sa formule biennale. Cette profession c’est celle de la quincaillerie, sous tous ses aspects qui y tiendra salon du 4 au 7 mars, sous l’égide de Koelnmesse.

Après quelques tentatives guère fructueuses, il faut bien l’avouer, de changement de nom, c’est donc le terme originel non traduit qui finalement s’est définitivement imposé. Rappelons à tout hasard, aux non informés qu’Eisenwarenmesse, signifie ni plus ni moins que salon de la quincaillerie, dans notre langue. Fermons donc cette parenthèse lexicale pour nous intéresser de plus près a ce qui attend visiteurs et exposants sur une plateforme connue et reconnue dans le monde entier, pour la qualité, le volume, et la profondeur de son offre, comme fait la référence absolue du secteur de la quincaillerie dans le sens le plus large du terme. C’est ainsi que se trouvent exposées les nouveautés et innovations de l’outillage dans tous ses états, mais aussi de la visserie, les fixations, les ferrures, la serrurerie, les matériaux de construction, et le bricolage, proposés par les fabricants et industriels venus de plus de 50 pays. Tout ce beau monde représentera pas moins de 2 700 exposants, répartis sur 144 000 m2. Les organisateurs peuvent d’ores et déjà affirmer leur optimisme, puisqu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, 95 % de la surface d’exposition est d’ores et déjà réservée, et ce n’est guère prendre un risque que d’affirmer que l’édition 2018, affichera complet. Il est également un sujet sur lequel les équipes Koelnmesse sont particulièrement sensibles et surtout très mobilisées, c’est celui de l’internationalité. A cet effet, tout prouve à ce jour que cette mission hautement stratégique est parfaitement accomplie, puisque le monde entier répond à l’appel du rendez-vous de mars. A signaler toutefois, une présence remarquable des entreprises venues du continent asiatique, et notamment de l’Inde, de l’Amérique du Nord, mais également plus près de chez nous de celles venues de l’Italie, de la Grande-Bretagne, et de l’Espagne, qui semble amorcer son grand retour sur la scène internationale après des années de crise. Quoi qu’il en soit tous ces exposants venus du monde entier représenteront un pourcentage de quelque 80 % de l’offre globale, ce qui constitue un très beau score. Quant aux 20 % restants, ils viennent du pays organisateur, et démontrent la puissance de l’industrie nationale du secteur.

Vivre avec son temps

Tous ces résultats d’ores et déjà remarquables ne sont pas tombés tout cru dans le bec des organisateurs. Au-delà des efforts accomplis pour faire d’Eisenwarenmesse, la plateforme de référence mondiale de la profession, Koelnmesse a également énormément travaillé sur l’offre, et surtout sur son évolution, dans un monde qui avance à une vitesse folle dans tous les domaines. Il est donc bien évident que le secteur de la quincaillerie n’est pas épargné, a fortiori dans un domaine où l’adaptation aux nouvelles technologies constitue un argument clé pour toutes ces professions, particulièrement exposées eu égard à leur typologie. Aussi, et dans un tel contexte, les organisateurs ont décidé de faire la part belle à ce que l’on appelle la transition numérique.
C’est pourtant dans un lieu ancien et mythique que ceux-ci ont présenté le « menu » de cette édition 2018, nommé Speicherstadt, haut lieu de commerce de la Ville de Hambourg. C’est là, que les marchands stockaient et transformaient leurs produits jusqu’au XIXe siècle, sur ces incroyables entrepôts reposant sur près de 3,5 millions de fûts de chêne enfoncés jusqu’à 12 m de profondeur dans le terrain sableux. Devenu une attraction touristique, cet endroit magique a été choisi, comme le symbole de la transition entre le passé déjà si innovant de l’époque, et son dynamisme plus que jamais actuel, à l’image de ce que Koelnmesse a accompli avec ses salons et son regard tourné vers le futur.
Du futur il en sera donc question, au gré des allées, avec une multitude d’animations, liées à l’essor fulgurant de phénomènes comme le commerce en ligne, ou encore les nouveaux modes de fabrication, comme l’impression en 3D, laquelle représente une véritable révolution. Il est en effet estimé que d’ici 2060, 50 % de la totalité des marchandises seront issus de ces procédés, et tous les corps de métiers seront concernés. Koelnmesse a donc décidé d’y accorder une large place. Avec la collaboration de l’agence prospective Haute Innovation, une exposition spéciale y sera consacrée dans l’enceinte du salon, véritable aperçu du monde de demain, à travers 30 exemples concrets de ce qui sera permis de réaliser, complétée par un programme d’exposés dédiés à ces fascinantes technologies. Toujours dans la continuité de ce que sera le monde de demain est créé un D-Summit, d’une durée de deux jours, sur la numérisation. Un start-up village sera mis en place en coopération avec Fediyma, ou les jeunes pousses viendront y présenter leurs idées et projets.
Il n’en reste pas moins vrai, qu’au-delà de cette débauche de technologie, il existe des hommes qui jusqu’à présent n’ont trouvé aucune machine pour les remplacer. Que l’on se rassure Koelnmesse, malgré sa grande transition numérique, n’oublie pas, tant s’en faut qu’un salon s’adresse au genre humain. C’est ainsi que le salon mettra l’accent sur le soutien aux petites et moyennes entreprises, innovantes et orientées vers l’export, lesquelles n’ont souvent ni la taille ni les moyens de leurs ambitions. Enfin, les organisateurs décerneront un Eisen Award, auquel ils attachent la plus grande importance.
Quel que soit l’endroit par lequel ils passeront, les visiteurs ne manqueront pas non plus d’arpenter les 235 m du boulevard of DIY où se trouveront exposés tous les grands noms de la profession.
Même si les salons de Cologne sont entrés dans l’ère du numérique, ils ne seront pas virtuels pour autant et les 120 000 visiteurs pourront le vérifier de visu, à travers une offre dense, dans un environnement adapté à l’air du temps.•