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Le Salon du végétal se réinvente

Écrit par Patrick Glémas Le 13 août 2019. Rubrique France

21090813 salon du vegetalChangement de dates, du 10 au 12 septembre, mais même lieu : Nantes. Le Salon du végétal se veut toujours le rendez-vous incontournable pour présenter le savoir-faire de la production végétale. Avec un focus sur le Made in France. Un salon repensé pour valoriser le végétal.

 Quel que soit l’univers, les salons professionnels souffrent, en France comme en Europe. Les manifestations leaders ne sont pas épargnées. Chaque enseigne, depuis quelques années, fait son propre salon. « Les entreprises sont sollicitées pour dix à douze salons internes chaque année, fait remarquer Mikaël Mercier, le Président de Val’Hor. Ce n’est pas toujours facile à gérer ». Le Salon du végétal en subit les effets collatéraux. Voilà pourquoi l’ensemble de la filière s’est retrouvé, dès l’édition 2018 du salon, pour mener une réflexion globale sur son devenir.
« Le Salon du végétal est essentiel pour la filière, poursuit Mikaël Mercier. Il est pour elle ce que Notre-Dame de Paris est pour la France. Notre pays est le troisième marché européen en matière de végétaux. Avec le Brexit, il pourrait devenir le deuxième. D’autant plus que la société aura besoin, demain, de toujours plus de végétal. Il sera primordial en ville. Comme à Nantes : plus il y a de végétal dans la ville, plus les habitants en demandent ! Il valorise la ville et l’habitat tout en servant de “climatiseur” dans des cités en surchauffe ! ».
La profession s’est donc regroupée pour mettre en œuvre des actions afin que le Salon du végétal perdure. « Nous nous sommes engagés tout de suite car il est essentiel à la production française, plaide François Félix, Président de la FNPHP. Nous y tiendrons d’ailleurs notre congrès une année sur deux, en alternance avec des destinations en province. Cette démarche s’inscrit dans un esprit de partenariat, dans un objectif de travailler ensemble ».
« Le Salon du végétal est piloté par les producteurs, rappelle Thierry Browaeys, Président du salon et du BHR. Nous voulons le placer au cœur de l’interprofession. Le végétal sera au centre pour fédérer tous les intervenants ». Son identité est modernisée, avec un minimalisme graphique, promesse d’un retour à la source même du salon : le végétal. Et avec un nouveau credo : de la nature germent les idées ! Tout cela dans un nouveau cadre.
L’organisation des halls est totalement repensée pour faciliter le business. Fini le hall XXL : tout le salon est regroupé sur les halls 1 à 4 et dans le Grand Palais de manière à créer une vraie proximité. La filière amont investit le Grand Palais. La production prend ses quartiers dans le hall 2. La distribution se positionne dans les halls 3 et 4. Les fournisseurs de matériels et d’intrants destinés à l’entretien des jardins et des espaces verts donnent rendez-vous dans le hall 1. Voilà pour la distribution géographique des halls.
Cette nouvelle organisation s’accompagne de nouveaux temps forts. La matinée du mardi se déroulera en mode privé, en parallèle avec le congrès de la FNPHP. Le concours Innovert est recentré sur le végétal. Il s’accompagne du Jardin Pixel, un espace de 700 m2 au cœur du Grand Palais, pour mettre en avant les innovations variétales de manière ludique et concentrée. Chacune d’elles sera installée dans des jardinières pour, autour, favoriser les échanges afin de préparer les gammes à venir.
Dans le cadre de son congrès, la FNPHP installera des corners, accessibles à tous, qui développeront les évolutions sociétales en matière de points de vente et de distribution dans la jardinerie urbaine, le numérique… Un espace merchandising fera son apparition pour la première fois (voir encadré). « Il aura pour thème Comment proposer, convaincre, séduire et recruter les trentenaires par une nouvelle approche en magasin, précise Jean-Eric Ponthou, Commissaire général. Il donnera des idées concrètes pour déclencher les ventes chez les 30-40 ans, une cible qui représente l’avenir ».
Autre grande nouveauté de cette prochaine édition : l’ouverture au grand public ! « Elle se fera le jeudi après-midi, précise Thierry Browaeys. L’idée est de mettre en contact les producteurs et les consommateurs afin d’avoir un retour direct sur les produits ». Une boutique éphémère, pilotée par Végépolys, sera l’occasion de tester les produits en situation. « Les consommateurs seront également invités à donner leur avis sur les nouveautés Innovert primées en 2019 », ajoute Elodie Hurbin, Responsable communication.
« Nous voulons aussi communiquer sur les engagements de la filière, poursuit Thierry Browaeys. Aujourd’hui, il existe des certifications et des labels qui répondent à la demande des consommateurs en quête de garantie d’origine, d’éco-responsabilité et de qualité. Nous allons les leur présenter : Label rouge, Fleurs de France, Plante Bleue, Code Plates envahissantes, Chartre Qualité fleurs… ». Une occasion également de recruter la prochaine génération de producteurs avec l’association Terre des sciences.
La convivialité ne sera pas oubliée avec la soirée du salon qui se déroulera le mardi soir avec les exposants et les visiteurs. « Ce sera une occasion de partager de bons moments entre collègues, avec ses clients et ses fournisseurs, affirme Dominique Velé, Vice-président du BHR. Une manière aussi de réfléchir ensemble pour construire des actions pour l’avenir. Car le végétal fait et fera de plus en plus partie intégrante de nos vies ». Et il va devenir indispensable au bon équilibre des villes. Celle de Nantes en est un exemple concret de ce pouvoir du vert sur les citadins !