Maison passive : concepts, équipements, exemples et prix

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Une maison passive consomme 75% d’énergie de chauffage en moins qu’une construction neuve habituelle. Mais comment fonctionne une maison passive et pourquoi est-elle si efficace ? Les bâtiments existants peuvent-ils également être mis au niveau de la maison passive ? Nous vous montrons comment le bilan impressionnant des maisons passives est obtenu, leurs avantages et inconvénients, le coût associé à la construction d’une maison passive et si elles sont faites pour vous.

🌞 Source d’énergieUtilisation passive du rayonnement solaire et de la chaleur interne
🏠 IsolationÉpaisseur de 25 à 40 cm pour murs, toit, et sol
🌬️ VentilationSystème de ventilation avec récupération de chaleur
💡 Économie d’énergieJusqu’à 90% moins d’énergie de chauffage que bâtiments conventionnels
💰 Coûts1 500 à 2 500 €/m², subventions disponibles via KfW et BAFA
🛠️ ConstructionNécessite des matériaux et une conception spécifiques pour isolation et étanchéité
🌱 Avantages écologiquesRéduction significative des émissions de CO2
🔧 MaintenanceSystème de ventilation nécessite entretien régulier
🏗️ ApplicabilitéAdaptée aux nouveaux bâtiments et rénovations avec composants passifs
📈 InvestissementCoûts initiaux plus élevés compensés par économies d’énergie et subventions

Qu’est-ce qu’une maison passive ?

qu'est ce qu'une maison passive

La maison passive est une maison à faible consommation d’énergie. Elle est fortement isolée et laisse s’échapper très peu de chaleur. Elle utilise de manière passive les sources de chaleur existantes telles que le rayonnement solaire, la chaleur dégagée par les habitants et les appareils électriques, ainsi que la récupération de chaleur du système de ventilation. Un simple chauffage d’appoint permet de couvrir les besoins de pointe les jours les plus froids.

La technique de la maison passive suit la devise suivante : économiser l’énergie autant que possible. La maison passive s’appuie exclusivement sur les techniques existantes d’isolation et de chauffage des bâtiments. Une finition soignée et des matériaux naturels caractérisent les composants et les matériaux de construction utilisés dans les maisons passives.

La technique dans la maison passive

Dans la maison passive, deux stratégies techniques essentielles se rejoignent : d’une part, la meilleure isolation thermique possible de l’enveloppe thermique extérieure de l’habitation. Elle entoure toutes les pièces qui doivent avoir une température comprise entre 19 (chambre à coucher) et 22 degrés Celsius (salle de bain) en hiver. D’autre part, une maison passive est construite de manière à capter le plus de chaleur solaire possible, par exemple grâce à de grandes fenêtres ou à des toits vitrés. Afin de réduire au maximum les pertes de chaleur et de profiter de la chaleur du soleil en hiver, les fenêtres sont souvent plus grandes du côté sud que du côté opposé au soleil.

Les maisons passives ont besoin d’un système de ventilation technique avec récupération de chaleur. D’une part, pour assurer une ventilation hygiénique très utile. D’autre part, pour récupérer la précieuse chaleur de l’air évacué : tout de même entre 80 et 95 pour cent de la chaleur perdue. La chaleur corporelle naturelle des habitants de la maison et la chaleur dégagée par les appareils électriques (cuisinière/four, réfrigérateur, ordinateur et télévision par exemple) sont également exploitées. On parle ici de ventilation contrôlée.

Martin Hundhausen a construit en 1998 la première maison passive de Moyenne-Franconie pour lui et sa famille. Il connaît les avantages de vivre dans une maison passive : « La construction étanche à l’air empêche les courants d’air en hiver. La ventilation contrôlée empêche une trop faible humidité de l’air, les murs bien isolés thermiquement assurent le confort. Les pièces lumineuses sont magnifiques grâce aux grandes baies vitrées orientées au sud. Et en été, l’isolation thermique aide également à lutter contre la chaleur – même sous le toit, il reste agréable car la chaleur estivale ne pénètre pas dans les pièces par le toit ».

Objectif d’une maison passive

L’objectif premier d’une maison passive est de réduire au maximum les pertes de chaleur par le toit, les murs extérieurs et la dalle de sol ou la cave (coefficient de transmission thermique U de 0,15 watt par mètre carré et par kelvin maximum) et de minimiser les pertes de chaleur par ventilation. La consommation d’électricité des appareils électriques de la maison doit également être réduite autant que possible : La demande en énergie primaire de l’ensemble du bâtiment, y compris l’électricité domestique, ne doit pas dépasser 60 kilowattheures par an et par mètre carré de surface utile. La maison passive prend donc en compte toutes les consommations d’énergie du bâtiment, et pas seulement le chauffage et l’eau chaude.

C’est la raison pour laquelle les maisons passives sont généralement construites de manière compacte et qu’il n’y a pas de gadgets architecturaux comme des encorbellements. Elles ne doivent pas pour autant être ennuyeuses ou même laides. De plus en plus de fabricants proposent des composants tels que des portes coulissantes, des puits de lumière et des systèmes de balcon. Ceux-ci sont certifiés conformes à la norme Passivhaus. Ils permettent aux concepteurs de répondre aux souhaits individuels des maîtres d’ouvrage. Pour ceux qui souhaitent réduire leurs efforts de planification, il est désormais possible d’acheter des maisons passives préfabriquées complètes.

Normes énergétiques des maisons passives

Les exigences d’une maison passive sont décrites par le standard énergétique des maisons passives et ne doivent pas dépasser les valeurs suivantes :

Consommation d’énergie de chauffage maxmax. 15 kWh/(m2a)
Consommation d’énergie primaire (pour le reste des besoins de chauffage, production d’eau chaude, ventilation et électricité domestique) max. 60 kWh/(m2a)
Taux de renouvellement d’air de l’enveloppe du bâtimentmax. n50=0,6/h
Récupération de chaleur (sur l’air extrait)min. 75 %

La consommation annuelle d’énergie de chauffage d’une maison passive ne dépasse pas, d’un point de vue purement mathématique, 1,5 litre de mazout ou 1,5 mètre cube de gaz naturel par mètre carré de surface habitable. À titre de comparaison, un bâtiment normal consomme 6 litres ou plus. Il est donc logique que les coûts de chauffage soient très faibles dans une maison passive. Grosso modo, ils sont en moyenne d’un euro par mètre carré et par an. Bien sûr, l’indépendance énergétique est le principal avantage d’une maison passive. Seule la norme de la maison passive permettrait même, dans des cas extrêmes, de ne pas chauffer du tout et de s’en sortir malgré les hivers les plus froids.

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Les principaux éléments d’une maison passive

les principaux éléments d'une maison passive

Une maison passive est le résultat d’une interaction fluide et réfléchie entre des techniques d’efficacité énergétique et une conception et une réalisation professionnelles.

Isolation de la maison passive

L’épaisseur de l’isolation dans une maison passive peut varier de 25 à 40 centimètres, en fonction de la structure et de l’orientation des murs. Les nouvelles maisons passives sont généralement construites sans sous-sol. S’il y a tout de même une cave, elle peut dans certains cas ne pas être chauffée. Le plafond de la cave est alors considéré comme une partie de l’enveloppe thermique. Il doit donc être bien isolé. Si la cave est équipée d’une chaudière à gaz à condensation ou d’une petite chaudière à granulés de bois, il convient d’isoler la cave du sol froid. Sinon, vous perdrez la précieuse chaleur dégagée par les appareils de chauffage. Environ 30 % de la chaleur d’un bâtiment se perd normalement par le toit, car la chaleur monte. C’est pourquoi le toit d’une maison passive doit être isolé de manière particulièrement épaisse. Les fenêtres à vitrage multiple avec des cadres particulièrement bien isolés sont également un élément important.

Éviter les ponts thermiques

Partout où le revêtement extérieur de la maison passive est percé par des pièces de raccordement métalliques ou des ouvertures, la chaleur s’échappe vers l’extérieur. Cela vaut pour l’encastrement des fenêtres, les passages de câbles, le câble d’antenne du toit, les ouvertures dans le mur pour les gaines de ventilation ou les tuyaux d’eau. Ils doivent être conçus de manière à éviter toute fuite de chaleur. Il convient de veiller tout particulièrement à ce que la construction soit réalisée avec soin.

L’Informationsgemeinschaft Passivhaus a étudié ce qu’il en était de la thermographie d’une maison passive après 25 ans. La première maison passive allemande a été construite en 1991 à Darmstadt et présente encore aujourd’hui un bilan énergétique bien meilleur que les nouvelles constructions traditionnelles.

La ventilation des maisons passives

Les nouvelles constructions actuelles doivent légalement être étanches à l’air. C’est également la base de la maison passive. Mais comme les habitants* vivent dans la maison, ils expirent de l’humidité et du dioxyde de carbone. Dans la salle de bain et la cuisine, il y a également de l’humidité qui doit être évacuée vers l’extérieur. Autrefois, on ouvrait la fenêtre pour aérer les pièces. Mais ce type d’aération refroidit les pièces en hiver et ne permet pas d’atteindre les normes élevées d’une maison passive. C’est pourquoi la ventilation d’une maison passive est assurée par une ventilation contrôlée avec récupération de chaleur, qui récupère la chaleur des pièces et la transfère à l’air frais. 

Cela ne signifie pas que les fenêtres d’une maison passive ne peuvent pas être ouvertes pour aérer. Mais elles ne doivent pas l’être. Les personnes qui souffrent de rhume des foins ou d’autres allergies peuvent bénéficier de l’air frais filtré. Bien entendu, la technique de filtration doit être entretenue régulièrement (voir également les possibilités de financement pour les systèmes de ventilation avec récupération de chaleur).

Le chauffage des maisons passives

Parce que les besoins en chauffage sont si faibles, les maisons passives n’ont généralement pas besoin d’un grand chauffage coûteux. Le reste des besoins en chaleur pour le chauffage et l’eau chaude peut être produit de différentes manières, par exemple via :

  • une petite chaudière à gaz à condensation avec un réservoir d’eau chaude central
  • un appareil compact de pompe à chaleur qui combine les fonctions de ventilation avec récupération de chaleur, de chauffage, de production et de stockage d’eau chaude en un seul appareil
  • un poêle à granulés de bois qui crée une atmosphère chaleureuse au rez-de-chaussée.
  • Il est également possible de se raccorder à un réseau de chauffage local ou urbain.

Le cœur d’une installation d’approvisionnement intelligemment conçue est un réservoir tampon, parfois appelé réservoir solaire. Il recueille la chaleur des différents générateurs et la met à disposition des pièces via les circuits de chauffage ou le système de ventilation. De tels systèmes d’approvisionnement peuvent être contrôlés rapidement et en fonction des besoins de chaque zone de vie. Cela permet des découpes généreuses des pièces qui peuvent être rapidement chauffées. C’est pourquoi la maison passive signifie aussi l’abandon du radiateur traditionnel.

Régulation et contrôle de l’approvisionnement en énergie

Si l’on souhaite utiliser la chaleur résiduelle du réfrigérateur ou de la cuisinière électrique pour l’approvisionnement en chaleur, il est judicieux de faire fonctionner l’ensemble des techniques de la maison via une technique de commande intégrée au bâtiment. La pompe à chaleur et la pompe solaire pour les capteurs solaires, la protection thermique d’été devant les fenêtres et le système de ventilation peuvent également être commandés de manière centralisée. La régulation doit intégrer des sondes de température, des capteurs pour le taux de dioxyde de carbone et l’humidité de l’air.

Avantages d’une maison passive

maison passive

Une maison passive apporte de nombreux avantages, à savoir :

  • 90 % de coûts de chauffage en moins par rapport aux bâtiments anciens non rénovés
  • Protection active de l’environnement : 4.000 kg de CO2 émis en moins par an que les bâtiments traditionnels.
  • Largement indépendant des augmentations de prix de l’énergie
  • Faibles charges pour les locataires
  • Durée de vie plus longue des éléments de construction grâce à la protection contre l’air et l’humidité
  • Faible risque de moisissure (si l’isolation est correcte)
  • Amélioration de l’isolation acoustique grâce à l’isolation
  • Économies sur les coûts de construction, car aucun système de chauffage n’est nécessaire
  • Pas de stockage de combustible, pas de cheminée nécessaire 
  • Pas de murs froids, pas de courants d’air
  • Beaucoup de lumière entrante
  • Climat intérieur sain grâce au filtre d’air frais
  • Action active pour la protection du climat
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Inconvénients d’une maison passive

Les maisons passives n’ont pas que des bons cotés, voici une liste non exhaustives des inconvénients :

  • Coûts d’investissement éventuellement plus élevés
  • Régulation complexe des flux d’air chaud pour les différentes pièces
  • Faible humidité relative de l’air en hiver
  • Chauffage rapide en été ou par les invités
  • Une panne de courant entraîne l’arrêt du système de ventilation
  • La motivation des occupants est essentielle au succès du principe
  • Contrôle régulier de la consommation d’énergie absolument souhaitable
  • Taux d’erreur élevé lors de l’installation de la ventilation

Combien coûte une maison passive ?

combien coûte une maison passive

En ce qui concerne les coûts de construction, l’investissement pour une maison passive est légèrement supérieur à celui d’une maison construite de manière conventionnelle. Ce surcoût est principalement dû aux composants de haute qualité des maisons passives (fenêtres, ventilation, isolation) et peut être partiellement compensé par des programmes d’aide financière et l’abandon des systèmes de chauffage conventionnels.

Construire une maison aujourd’hui, c’est penser aux 30 prochaines années et plus. L’approvisionnement en énergie sera la question la plus importante à l’avenir. Il faut donc aussi considérer la maison passive comme un placement financier lucratif et un investissement dans l’avenir. Pour la construction d’une maison individuelle indépendante de 150 mètres carrés, les experts estiment qu’il faut compter entre 1 600 euros et 3000 euros par mètre carré. Pour la modernisation, c’est plus difficile et plus cher. En effet, de nombreux facteurs entrent en ligne de compte dans le calcul et le coût de l’isolation ou de la modification de la technique d’approvisionnement est généralement plus élevé.

Composants passifs pour les bâtiments existants

Avec des composants spéciaux, il est également possible de transformer des bâtiments existants en maisons passives. Cependant, tous les bâtiments ne sont pas adaptés. Si vous voulez rendre un bâtiment existant conforme aux normes de la maison passive, la tâche est un peu plus difficile que pour une nouvelle construction, où vous pouvez choisir librement tous les composants dès le départ. En effet, le bâtiment ancien est déjà fixé, son orientation est prédéfinie. Les ouvertures de fenêtres ont été créées il y a des décennies, la cave est souvent humide et non isolée, et il n’est pas rare que les sols soient pourris. Pourtant, la modernisation peut en valoir la peine.

Le marché offre une multitude de composants spéciaux pour les maisons passives, qui permettent d’atteindre une maison passive lors de la rénovation ou du moins de se rapprocher de la norme : La valeur de transfert de chaleur de ce que l’on appelle l’enveloppe thermique (peau extérieure) du bâtiment doit être aussi faible que possible afin de minimiser les pertes de chaleur par les murs, le sous-sol et le toit. Ils ne doivent pas transmettre plus de 0,1 watt par mètre carré de surface et par kelvin de différence de température entre l’intérieur et l’extérieur.

D’un point de vue économique, il n’est toutefois pas possible de transformer complètement certains bâtiments anciens en maisons passives. Néanmoins, il est possible de réaliser des économies d’énergie très importantes. Pour ces cas, le Passivhaus Institut a développé le standard de certification EnerPHit. Ces bâtiments ne doivent pas dépasser 25 kWh/(m²a).

Fenêtre de maison passive

Les fenêtres des maisons passives de taille standard ne s’adaptent pas toujours à l’ancienne embrasure. La maison passive nécessite un triple vitrage à isolation thermique avec des cadres suffisamment solides et étanches, par exemple des cadres en bois massif avec des chambres à air. Lors de l’installation, le cadre est sur-isolé de quelques centimètres. Il convient également d’examiner la possibilité d’agrandir les fenêtres orientées vers le sud. Les fenêtres adaptées aux maisons passives ont un coefficient de transmission thermique (valeur U) de 0,8 watt maximum par mètre carré de surface de fenêtre et par kelvin de différence de température entre l’intérieur et l’extérieur.

Les fenêtres de toit requièrent également une attention particulière. En effet, dans les bâtiments normaux, près d’un tiers de la précieuse chaleur se perd vers le haut, par le toit. L’embrasure des fenêtres et les éléments ajoutés, tels que les caissons de stores, doivent être soigneusement intégrés dans l’isolation afin d’éviter les ponts thermiques (voir également les informations sur les subventions disponibles pour le remplacement des fenêtres).

Ventilation des maisons passives

La deuxième source de déperdition de chaleur réside dans la ventilation. Auparavant, il suffisait d’ouvrir la fenêtre pour faire entrer de l’air frais. Mais l’air froid extérieur chasse l’air chaud des pièces, ce qui entraîne une perte importante de chaleur de chauffage. En raison de l’épaisseur de l’isolation, les pertes de chaleur dues à la ventilation jouent un rôle décisif dans la maison passive. Comme l’enveloppe thermique de la maison passive est étanche à l’air, un système de ventilation contrôlée doit entrer en action.

Dans le cas contraire, les polluants, l’humidité, le dioxyde de carbone et les germes s’accumulent dans l’air ambiant. Des installations spéciales, comme les échangeurs de chaleur rotatifs, récupèrent même l’humidité et la transmettent à l’air frais. De cette manière, une unité de ventilation compacte peut faire office de ventilation, de chauffage et, en été, de refroidissement.

Dans les bâtiments anciens, la question de l’emplacement des gaines de ventilation pose presque toujours problème. Afin d’obtenir les trajets les plus courts possibles, l’air pollué est toujours évacué là où il y a beaucoup d’humidité, c’est-à-dire dans la salle de bain et la cuisine. Les vannes d’entrée pour l’air frais préchauffé (également appelé air entrant) doivent se trouver dans le salon, la chambre des enfants et la chambre à coucher. Elles doivent être libres et ne doivent pas être obstruées afin que l’air frais puisse entrer dans les pièces le plus librement possible.

Les conduits d’aération peuvent être constitués de segments plats et ovales ne dépassant pas dix centimètres de hauteur. Ils peuvent être installés sous un faux plafond, avec les connexions à l’unité compacte, qui peut en principe être suspendue partout. Une telle unité de ventilation centrale peut en outre abriter une petite pompe à chaleur d’évacuation qui utilise la chaleur perdue de l’air évacué pour chauffer un petit réservoir d’eau chaude (deux remplissages de baignoire : environ 200 litres) (voir également les informations sur les possibilités de financement des systèmes de ventilation avec récupération de chaleur).

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Approvisionnement en eau chaude pour maison passive

Étant donné qu’une maison passive n’a pratiquement plus besoin de chauffage, ce sont les besoins en eau chaude qui déterminent le choix de la production de chaleur. C’est pourquoi il est nécessaire, avant la rénovation, d’évaluer et de quantifier précisément les besoins des futurs utilisateurs* : Combien de litres d’eau sont utilisés par jour par les occupants ? Quelles sont les heures de pointe pour l’approvisionnement en eau chaude ? De combien de temps le générateur de chaleur dispose-t-il pour réchauffer le réservoir d’eau chaude ? Les spécifications des normes de calcul applicables sont souvent insuffisantes. En effet, elles ne fournissent que des points de repère. Les planificateurs doivent donc faire leurs propres calculs aussi précis que possible.

Si l’on opte pour la technique de l’eau douce, un ballon tampon peut se charger du chauffage de l’eau potable selon le principe du débit. Il transmet sa chaleur à l’eau froide via un échangeur de chaleur à plaques efficace. Il n’y a plus de réservoirs d’eau stagnante. La légionellose fait partie du passé. Un réservoir d’accumulation convient très bien aux capteurs solaires et aux pompes à chaleur à air qui y stockent leur énergie.

Une production d’eau chaude décentralisée plus adaptée

Il peut également être judicieux de ne pas stocker d’eau chaude dans un bâtiment rénové. Si vous chauffez de l’eau chaude dans un ballon, vous devez la chauffer plusieurs fois par jour à 65 degrés Celsius afin de tuer les redoutables légionelles et autres microbes. Ils apparaissent lorsque l’eau chaude stagne, c’est-à-dire dans le ballon et dans les canalisations menant aux points de puisage. Si l’eau est chauffée directement au point d’utilisation, par exemple par un chauffe-eau électrique fonctionnant à l’électricité verte, ce problème disparaît. On se contente alors d’une eau chaude à 45 degrés Celsius. C’est suffisant pour dissoudre la graisse dans l’évier de la cuisine.

L’utilisation des pompes à chaleur dans les bâtiments anciens est limitée, car il n’y a pas toujours suffisamment de surface disponible sur la maison pour enterrer un absorbeur géothermique de surface ou forer des sondes géothermiques profondes. Les pompes à chaleur aérothermiques, que l’on peut installer sous le toit ou dans une annexe séparée, sont en revanche plus appropriées. Elles utilisent l’air extérieur comme source de chaleur. Leur énergie peut tout à fait suffire à couvrir les faibles besoins en chaleur d’une maison passive. Une combinaison avec l’énergie solaire thermique est également envisageable.

Quels sont les avantages pour la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique ?

Une maison passive consomme jusqu’à 90% d’énergie de chauffage en moins que les bâtiments construits de manière conventionnelle. Cela réduit au minimum les émissions de CO2 et autres émissions nocives pour l’environnement et le climat. Cela permet également d’économiser des ressources fossiles telles que le gaz naturel, le pétrole et le charbon.

Cependant, la production de matériaux d’isolation nécessite également de l’énergie. Quelle est donc la quantité d’isolation utile ? Il n’est pas facile de répondre à cette question, et surtout pas de manière générale. L’Institut Bauen und Umwelt (IBU) gère une base de données qui décrit les analyses de cycle de vie des produits de construction. Malheureusement, les données ne sont pas faciles à comprendre. Cependant, si vous souhaitez vous faire une idée de l’écobilan de certains matériaux, vous devriez jeter un coup d’œil à la base de données. Notre dossier sur l’isolation en donne un aperçu.

De plus, les maisons passives ne sont pas automatiquement écologiques. Certes, elles sont sans aucun doute efficaces sur le plan énergétique, mais elles sont également intéressantes sur le plan économique, car leur faible consommation d’énergie permet d’économiser de l’argent. Pour construire de manière écologique, il faut donc choisir des matériaux de construction issus de matières premières renouvelables, facilement recyclables, dont les émissions sont contrôlées. La base de données allemande des matériaux de construction décrit précisément les effets écologiques des différents matériaux de construction. Vous pouvez également consulter notre dossier sur l’isolation.

Maison à énergie zéro et maison à énergie positive

Les termes « maison à énergie zéro » et « bâtiment à énergie positive » ne sont pas des normes énergétiques établies. Une maison à énergie zéro est une maison qui, d’un point de vue purement mathématique, produit autant d’énergie qu’elle en consomme pour le chauffage, l’eau chaude et les installations techniques. Elle y parvient en produisant elle-même de la chaleur et de l’électricité grâce à une installation solaire thermique et photovoltaïque. Une maison à énergie positive peut même générer un surplus d’énergie.

FAQ sur les maisons passives

En quoi consistent les maisons passives ?

Les maisons passives sont des bâtiments conçus et construits de manière particulièrement efficace sur le plan énergétique afin de réduire les besoins en énergie pour le chauffage et la climatisation. Grâce à une isolation thermique particulièrement efficace, une enveloppe de bâtiment étanche à l’air, un système de ventilation efficace et l’utilisation d’énergies renouvelables, une maison passive consomme en moyenne 90% d’énergie en moins qu’un bâtiment existant.

Comment fonctionne une maison passive ?

Le terme « maison passive » est un nom de marque qui dérive du fait que la maison n’a pas besoin de chauffage actif pour se réchauffer. Les maisons passives utilisent le rayonnement solaire et la chaleur dégagée par les occupants et les appareils de la maison pour se chauffer. Ce type de chauffage est rendu possible par la forte isolation thermique et l’étanchéité à l’air. Un système de ventilation avec récupération de chaleur assure le renouvellement d’air nécessaire et réchauffe l’air frais entrant avec la chaleur perdue. Le reste des besoins de chauffage pour l’eau chaude peut être couvert par des énergies renouvelables, par exemple avec une pompe à chaleur.

Une maison passive a-t-elle besoin de l’énergie solaire ?

Une maison passive n’a pas nécessairement besoin de l’énergie solaire, mais elle en profite grandement. Une installation solaire thermique, combinée à un autre système de chauffage, permet de fournir de l’eau chaude. Une installation photovoltaïque produit de l’électricité pour la pompe à chaleur et pour le ménage.

Quelles sont les exigences d’une maison passive ?

Les exigences pour les maisons passives sont plus strictes que pour les nouvelles constructions traditionnelles, afin de garantir une indépendance et une efficacité énergétique maximales. Entre autres, les besoins en chauffage d’une maison passive ne doivent pas dépasser 15 kWh/(m²a). Les besoins en énergie primaire sont limités à 120 kWh/(m²a). L’isolation de la maison doit également être particulièrement bonne afin d’éviter toute perte de chaleur de chauffage.

Quel est le prix d’une maison passive ?

Le coût d’une maison passive peut varier considérablement en fonction de l’emplacement, de la taille et de l’équipement du bâtiment. En général, une maison passive est plus chère qu’une maison traditionnelle en raison des exigences élevées en matière d’efficacité énergétique et des techniques de construction nécessaires. En moyenne, il faut compter entre 1 600 et 3 000 € par mètre carré de surface habitable. Pour une maison de 150 m², cela représente environ 240 000 à 450 000 €.

La construction d’une maison passive est-elle subventionnée par l’État ?

Oui, la construction d’une maison passive est subventionnée par l’État. Les maisons passives sont considérées comme une contribution importante à la protection du climat, c’est pourquoi il existe différents programmes d’aide tels que le prêt à taux zéro (PTZ), l’exonération fiscale pendant 2 ans et les aides financières locales.

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