La lutte contre le réchauffement climatique prend des airs d’une course contre la montre. Les grands objectifs fixés lors de la COP21 et des nombreux autres sommets entre États semblent être des résolutions pour la forme. Alors que chez les particuliers, les habitudes et les bons réflexes se multiplient pour réduire l’impact sur l’environnement. Au nombre des nouvelles approches qui méritent qu’on s’y intéresse : les maisons passives en énergie. Une façon révolutionnaire de construire, qui pourrait limiter l’impact environnemental, tout en représentant une économie majeure en matière d’entretien.

L’état des lieux de la construction
Les rapports des experts de l’environnement sont unanimes. L’industrie de la construction génère une masse non négligeable de gaz à effet de serre et de déchets qui impactent l’environnement. Il s’agit notamment d’effets néfastes qui découlent de la production de matières premières comme le ciment, de l’exploitation des carrières de sable et même de la manière dont les maisons sont construites.
On s’intéresse principalement aux techniques de construction qui jusque-là, ont donné forme à des maisons dont le bilan énergétique est loin d’être positif. Ce sont des maisons qui doivent être chauffés pendant les saisons froides et refroidies pendant les saisons chaudes. Trop souvent, les considérations esthétiques l’emportent encore sur le réalisme environnemental. Sans oublier que la construction doit répondre aux normes nationales.
Sans surprise, de plus en plus d’acteurs du monde de la construction s’intéressent aux techniques et procédés qui permettraient de corriger le tir. Ceci intervient dans un contexte où même les industries qui n’ont pas nécessairement de présence physique attachent du prix à leur empreinte carbone. Découvrez cette liste pour savoir comment trouver le meilleur casino en ligne dans ce domaine.
Le biomimétisme architectural
D’un point de vue purement architectural, l’une des solutions les plus élégantes pour remédier à l’impact environnemental est le biomimétisme. Le biomimétisme architectural permet de s’inspirer de la nature pour concevoir des bâtiments optimisés en termes de déperditions thermiques, d’aération et même d’éclairage.
Ainsi, des grands immeubles inspirés de termitières qui sont toujours à bonne termitières comme le Eastgate Center à Harare, l’Esplanade Theater à Singapour dont l’extérieur rappelle la peau du fruit du durian ; et bien d’autres modèles de biomimétisme ont déjà commence à voir le jour. Des projets encore considérés comme des innovations, mais dont les techniques et les acquis n’ont pas encore fait leur entrée dans la construction pour le grand public.
Pour franchir le cap et devenir une technologie largement adoptée, il faut encore que les considérations d’ordre économique soient parfaitement cernées. Et c’est là que la question des choix de matériaux se pose souvent.
Les matériaux pour les constructions passive
Dans un monde où les matériaux synthétiques contribuent à alourdir le bilan carbone, le choix se porte rapidement sur les matériaux plus harmonieux dont la production est moins dommageable pour la planète. Ainsi, à la place du plastique, du goudron, du ciment et de la mousse isolante, on découvre de plus en plus de constructions où l’argile, le foin, les champignons et divers autres ressources naturelles sont utilisées.

L’objectif recherché reste le même : produire des maisons dont la construction et la maintenance consomment le moins possible d’énergie. Ainsi, pour l’aération, le chauffage et l’éclairage, ces maisons restent confortables en toutes saisons sans un accroissement de la dépense énergétique. Le concept de maison passive en énergie n’est pas nouveau. Mais la plupart des personnes ignorent les matériaux qui permettent d’y arriver.
Dans ce genre de projet, on croise souvent les laines minérales ou la laine de chanvre comme solutions d’isolation thermique. C’est également le cas des parpaings dont la structure introduit du vide pour améliorer l’isolation et limiter la conductivité thermique. De nombreuses constructions font également le choix d’adopter des matériaux synthétiques, lorsque leur performance énergétique équilibre la balance du coût environnemental.
Conclusion
Une maison passive en énergie est un projet complexe. Même lorsqu’elles sont réalisables sur papier, le coût et les techniques sont parfois hors d’accès pour les gens ordinaires. Pourtant, tout semble indiquer que le futur de l’industrie de la construction dépend de cette vulgarisation du savoir-faire des maisons passives en énergie. D’autant plus que le coût de l’énergie n’a pas cessé de croître au cours des dernières années et que la tendance haussière ne semble pas prêt de s’arrêter.

